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Quand gérer ses émotions fait plus de mal que de bien…

Imagine la scène : tu es au marché avec tes enfants, il fait chaud, vous êtes fatigués, il y a du monde et ça sent le cochon grillé … Ta fille te demande une glace, tu penses : « non ! (pour x bonnes raisons) » et tu dis oui. Car il faut bien dire, elle passera bien cette glace !

Bref 4 glaces dans vos mains … ravis pour 30 secondes … eh oui, la glace ça fond… 45secondes plus tard, le petit hurle car il en a partout, le 2e tente tant bien que mal de la manger sans la faire tomber … il en a partout mais ça c’est un détail…

et ta fille te regarde et te dis en pinçant les lèvres : maman, j’aime pas …

Et là tu te transformes en Cruella !

Les émotions se bousculent : colère, honte, culpabilité, tristesse, épuisement.

1 heure plus tard, ton enfant est passé à autre chose mais en toi, ça bouillonne toujours : si seulement tu pouvais gérer tes émotions, tout serait plus simple, non ?

Simplement, c’est une fausse question. Car c’est ce que tu essayes de faire tant bien que mal depuis longtemps….

Et tu vois peu de changements…

L’angle d’approche est le mauvais. C’est comme si tu décidais de faire un jardin potager.

Tu prépares la terre.

Tu plantes les graines ou les semis.

Tu arroses

Et tu attends qu’ils poussent en les arrosant.

Aurais-tu l’idée de tirer sur les tiges et les feuilles pour que ça pousse plus vite ?

Irais-tu creuser à côté pour contrôler/vérifier/gérer le développement des racines ?

Ça te paraît absurde ?

Oui et bien c’est la même chose avec les émotions.

La question n’est pas de gérer ses émotions, mais de les vivre.

L’intensité des émotions qui nous traversent nous fait peur. Depuis tout petit on apprend à « ravaler », pas montrer sa colère, sa tristesse, pas dire NON, pas … on apprend à savoir exprimer ce que l’on ressent sans vraiment vivre ce que l’on ressent

Du coup, on a envie de reprendre le contrôle, donc de gérer. Bam on va creuser à côté des racines, ou tirer sur les tiges. Pour les rendre plus sympas, plus acceptables … pour les autres ?

Comme si quand tu les sens, tu peux les dompter, les mettre sous cloche, ne plus les sentir … choisis celui qui te parle le plus.

Évidemment, il y a un aspect société si on était tous à hurler dans la rue, ça n’irait pas…

euh mais attends voir ça arrive !! En voiture par exemple avec insultes et tralala

C’est là le mix de faux problème : émotion ne veut pas dire débordement

On peut être en colère sans hurler. D’ailleurs, quand on hurle ça s’appelle de la violence, plus de la colère … à méditer

On parle des émotions quand nous sommes dans le mental … d’où la difficulté à les vivre … niveau sensations... on y reviendra

Un point et une motivation qui fait que tu veux gérer tes émotions ou que tes enfants apprennent à gérer les leurs est le regard de l’autre.

Reprenons l’histoire de ma cliente au marché

Vivre l’intensité de sa colère et la dire au milieu du marché est exclu pour elle … elle le dit d’ailleurs :

« Je ne peux pas être Cruella devant les autres. Par contre, à la maison oui … »

En étant Cruella, elle devient une marmite qui explose car elle a étouffé l’intensité de ses émotions et a posé le couvercle trop longtemps

Du coup, hurlement, généralités (souvent fausses ou exagérées et après… bingo honte, culpabilité remord et flagellation. Le cycle infernal.

Dans mon accompagnement avec mes clientes une des étapes est d’apprendre à vivre ses émotions. Quand on passe de « gérer » ses émotions à les vivre, le quotidien et les relations aux autres se fluidifient.

Vivre et non gérer. C’est bizarre de devoir apprendre à « vivre » ses émotions non ? Dans la prochaine vidéo , je t’explique pourquoi on a tant de mal à accepter les émotions qui nous traversent, et comment faire pour passer du contrôle à la fluidité.

Et une des motivations principales de mes clientes est d’arrêter de contrôler.

Coïncidence ?? Arrêter de contrôler alors qu’on essaie de contrôler jusqu’à nos émotions ? Forcément, ça coince, et on tourne en boucle en se sentant coupable.

Tu as envie d’être plus détendue avec tes émotions, et de retrouver l’espace pour les vivre, au lieu de les gérer ?

Réserve une séance offerte pour en discuter 🙂

Comment j’ai affronté ma peur

Depuis petite j’ai peur d’écrire…
Je me souviens très précisément d’une rédaction que je devais faire pour l’école … j’étais contente de moi, je m’étais trouvée drôle, les idées étaient venues rapidement et écrire avait été fluide.

Pas de soucis tu me diras … ben non .. jusqu’à ce que quelqu’un que j’aimais beaucoup le lise et là patatras donne son avis et me donne des conseils sur les tournures de phrases « Justine ta syntaxe sérieusement elle est pas terrible », sur mon utilisation du vocabulaire «Justine, tu pourrais utiliser plus que les 3000mots de voc de base .. franchement … » et pire commence à réécrire à sa sauce en me promettant que franchement ça serait mieux …

Du coup, j’ai arrêté de penser que j’écrivais des choses intéressantes avec mon style oui assez parlé je sais …

J’ai arrêté d’écrire … dans mes carnets, des cartes postales, mes histoires que j’aimais inventer…

Et j’ai délégué .. mes lettres de motivations, j’écrivais mes idées principales et je demandais à des amies/amis de les tourner « mieux ». J’ai eu des situations très comiques du coup … par exemple une fois où mon ami me la renvoie.. je la lis et j’y comprends rien  que j’ai ris !!

Je me suis arrangée pour ne plus avoir besoin d’écrire … et avec mes newsletters ou articles de blogs je me suis forcée au début … en me disant elles vont bien voir ces mamans merveilleuses que je ne sais pas écrire …

J’ai d’ailleurs été pas du tout régulière comme si je ne voulais pas t’embêter avec mes textes simples et mal écrits …

Je suis passée aux interviews sur mon blog et à ne plus écrire d’article alors que j’ai pleins de choses à te dire

Tout ça étant bien inconscient avec la source de ma peur … eh oui, je n’avais pas du tout compris que mes tentatives et stratégies de fuite ou d’évitement pour écrire étaient liées à cet événement principalement. (je suis sûre qu’il y en a eu d’autres, mais celui-ci je m’en souviens très bien)

Bien sûr, je travaille avec mes clientes sur les peurs et les blocages de la vie quotidienne du coup, je l’ai identifié chez moi et j’ai pu passer à l’action.

Ces derniers temps, j’ai reçu des mails et des messages de retours sur mes écrits et ils étaient tous positifs et de mamans qui ont aimé mes textes. Elles me disaient que ça leur avaient beaucoup parlé, que ça les avaient aidé …

Et là, j’ai pris conscience que je me freinais, que je me retenais par peur de laisser des erreurs d’ortho … (ce qui arrive tout le temps j’en suis sûre … si cela te dérange toutes mes excuses  ) par peur de te déranger … par peur de …

J’ai donc pris la décision en toute lucidité de recommencer à écrire :
– 3 pages le matin
– avec ma coach <3 nous échangeons que par écrit merci Morgane <3 😉
– avec les petits mots doux, pensées que je te partage chaque semaine
– et petit à petit dans un carnet mes idées et envies de texte plus long…

Et tu sais quoi ? J’en suis ravie ! Je me sens bien en écrivant pour toi dans mon salon cette semaine durant le match de foot suisse- brésil … oui je sais je devrais regarder… mais bon le foot et moi … bref je t’écris.

Avant de parler d’action, je voulais te dire que de parler de cela n’était pas facile pour moi, pour chacune de nous certains sujets sont plus difficiles que d’autres. Tu te diras peut-être mais bon pas besoin d’en faire un fromage de cette peur.. c’est rien … et bien non pour moi c’était gros et je suis contente de t’en avoir parlé. Rassure-toi, ta peur te paraît énorme et pour d’autres elle est rien du tout, insignifiante …
Finalement comme ma rédaction qui était bien pour moi et nulle pour la personne qui a voulu m’aider …
C’est aussi cela qui fait que d’ « avouer » nos peurs déjà à nous -mêmes peut être si difficile… Courage je suis avec toi <3

Mes clientes viennent vers travailler avec moi pour débloquer leurs peurs, leurs réactions désagréables dans leur quotidien ! Et j’aime

Comment je m’y suis prise ? En 3 étapes que je te propose de suivre pour une de tes peurs !

1) Je ne me suis plus menti
Cette étape est la plus dure pour moi, car déjà réaliser que j’ai peur c’est une grosse étape. Puis l’accepter et me dire : oui, c’est vrai je fuis. Une autre grosse étape.
Bon comme je suis une coach un peu vache (exigeante ?) je mets ces 2 étapes dans une seule !

2) J’ai senti ce que cela faisait dans mon corps
Au moment où je sentais la peur, j’ai lâché mon mental, ma tête et je suis allé sentir ce que cela faisait comme sensations désagréables dans mon corps … du coup j’ai senti mon ventre se serrer, mes mains trembler, mes jambes devenir lourdes.

3) J’ai laissé faire mon corps
Je suis restée avec mes sensations désagréables et je les ai laissées évoluer et disparaître.
Puis, je me suis confronté à ma peur à nouveau et mes sensations désagréables ne sont pas revenue.

4) Je suis passée à l’action
J’ai écrit …. À toi, dans mon cahier, à ma coach ….

Donc voici pour toi cette semaine :
a) Identifie une peur, une situation dans laquelle tu stresses régulièrement
b) Quand elle vient, sens ce qu’il se passe dans ton corps
c) Laisse faire les sensations désagréables
d) Regarde ce qu’il se passe quand tu y repenses…
e) Viens me dire comment ça s’est passé

Tu as des questions sur comment accéder à tes sensations ? Envie d’en savoir plus pour travailler avec moi ?
Rejoins- moi à la formation gratuite de mercredi soir 20 juin 20h via zoom. Tout ce que tu as à faire : m’écrire un mail 🙂 justine@lesfeesimparfaites.com

 

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